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L'apprentissage est la seule chose que l'esprit n'épuise jamais.

L'apprentissage est la seule chose que l'esprit n'épuise jamais,

ne craint jamais et ne regrette jamais.


Il est pour moi essentiel que chaque jeune puisse construire son projet personnel et professionnel en fonction non seulement de ses aptitudes mais aussi de ses aspirations et cela dès le collège. J’ai toujours valorisé l’enseignement professionnel de manière à ce qu’un jeune puisse le choisir non par défaut mais par goût. Il faut, comme l’a prévu la réforme des lycées, valoriser le droit à l’erreur en particulier au moment de l’orientation. Il n’existe pas de parcours unique, les élèves ne doivent pas croire au déterminisme de l’échec mais pour cela il faut leur donner l’envie d’avancer et de corriger leur trajectoire.

L’orientation reste un point sensible, un moment difficile pour beaucoup de jeunes ; elle conserve toujours une connotation négative et est souvent vécue par les élèves comme une forme de sélection.

J’ai toujours permis à chaque jeune qui souhaitait découvrir le monde de la communication, sans recourir à une orientation exclusivement fondée sur ses notes, de découvrir ses goûts et ses aptitudes pour mieux construire son projet personnel et professionnel, en tenant compte autant que possible des débouchés offerts. L’orientation doit résulter d’un choix positif.

Je fus maître d’apprentissage d’une dizaine de jeunes sur des parcours de 3 à 5 ans, en relation avec les établissements suivants :

Lycée Jules Haag Site Marceau de Besançon (25)

Lycée St Joseph et St Paul de Besançon (25)

Lycée Jean Mermoz de Saint Louis (68)

ECM Besançon - Ecole de Commerce et Management (25)


Valoriser les apprentis, c’est une étape importante qui doit rythmer leur parcours.

Il m’est apparu important de mettre en valeur le travail accompli par les apprentis, notamment pour leur donner confiance en eux. C’est important de garder à l’esprit que le manque de confiance en soi chez un jeune adulte, c’est assez normal. Pourquoi ? Avoir confiance en soi, ça repose sur deux éléments : C’est savoir qu’on peut s’appuyer sur ce qu’on sait faire, sur nos capacités, et c’est aussi savoir qu’on peut compter sur d’autres ressources comme la relation avec un ou plusieurs proches. Pour vérifier qu’on peut s’appuyer sur ses capacités, il faut vivre des expériences de terrain. Et c’est ce que propose le travail en alternance : vivre des expériences pratiques pour exercer ses compétences ! Et se rendre compte que l’on réussit des choses !

Quand j’ai la responsabilité d’accompagner un jeune dans ses premiers pas professionnels, je mesure d’abord avec lui, ce qu’il est capable de faire pour lui confier des premières missions adaptées à son niveau. Agir progressivement et penser à bien débriefer avec lui pour s’assurer qu’il prend confiance. Féliciter et encourager l’apprenant si ça a bien marché et renouvelez les choses en augmentant la difficulté ou la complexité des tâches. C’est un chemin d’apprentissage qui demande d’être assez disponible au départ, et patient.

Si le stagiaire fait des erreurs, je parle avec lui, en lui demandant pourquoi ça n’a pas marché selon lui. Je lui demande comment il compte faire pour que ça marche mieux la prochaine fois. C’est de cette manière qu’on lui permet d’apprendre autant de ses réussites que de ses échecs.


Je me souviens d’un échange avec le père d’un jeune. Il me demanda si « c’est une bonne idée de répéter régulièrement à son jeune apprenti qu’il est capable et qu’il va y arriver ? »

Je ferais la même réponse aujourd’hui :

« Oui bien sûr, c’est important de le lui dire au départ, mais le répéter trop souvent pourrait finir par devenir contre-productif. Si je répète tous les jours à votre fils qu’il va y arriver, alors qu’il ne progressera pas. Plutôt que de chercher à le convaincre à tout prix par des mots, je fais en sorte qu’il puisse se convaincre lui-même par des expériences. Pour ça, il faut lui donner l’occasion de s’exercer, et surtout de progresser. C’est par l’expérience vécue qu’il reprendra confiance dans ses capacités. Et s’il se décourage ou s’il se dévalorise, ça ne sert à rien de le contredire par des mots, je préfère lui proposer de continuer à faire juste pour apprendre, pour expérimenter. Lui rappeler aussi que devenir un professionnel, c’est long, et qu’il faut accepter de se tromper pour réussir ensuite. Pour pouvoir réussir et prendre confiance, il faut avoir la permission de se tromper ! »


J‘attends d’un stagiaire qu’il progresse, bien plus qu’il ne réussisse tout ce qu’il a à faire, du premier coup. En enlevant un peu de cette pression de tout réussir tout de suite, cela permet au stagiaire de se concentrer davantage sur ce qu’il a à faire et de ne pas rester obsédé par le résultat. Et jour après jour, la relation devient pour lui un soutien, une ressource. Et avec son travail, il devrait rapidement reprendre confiance en lui.


Afin de rendre l’apprentissage pérenne et enthousiasmant,

je m’appuie sur 4 fondamentaux :

L’attention : afin de capter l’attention des apprenants, je les garde alertes en proposant le bon niveau de stimuli et un cadre propice à l’apprentissage. Qu’il s’agisse d’un rituel ou d’un lieu dédié à la formation, il faut intégrer surprise et rebondissements pour écarter tout risque de monotonie. Pour éviter toute dispersion, je veille à créer des outils pédagogiques attrayants, qui permet aux apprenants de se focaliser uniquement sur la tâche principale.

Sur un smartphone, l’attention est souvent courte car mise à rude épreuve : notifications, passage intempestif d’une app à l’autre, environnement extérieur, etc. Il faut se donner les moyens de créer des activités capables de captiver l’apprenant en peu de temps, mais particulièrement productive en termes d’apprentissage.

C’est tout l’intérêt des séquences courtes qui consiste à proposer des modules focalisés sur un objectif unique. Les apprenants peuvent ainsi apprendre au moment le plus opportun en fonction de leur planning de travail, permettant de créer de nouveaux moments d’apprentissage, plus courts et dans un cadre moins formel. Initier des quiz en temps limité, des jeux de rapidité et de dextérité, des activités de mémorisation sollicitant une concentration accrue… De nombreux outils pédagogiques peuvent aider à franchir l’étape décisive de l’attention.

L’engagement participatif : l’acte d’apprendre suppose, en effet, que le cerveau soit actif et curieux : il formule des hypothèses, qu’il valide ou invalide en fonction des situations rencontrées et des résultats obtenus. Ainsi, pour que l’information soit bien assimilée, il faut que l’apprenant mette en pratique ses connaissances ou ait besoin d’utiliser cette compétence dans sa vie professionnelle (ou personnelle).

Autrement dit, il est impossible d’apprendre efficacement en étant passif : l’action demandée à l’apprenant doit susciter de l’intérêt pour être réellement motivante. L’engagement actif dépend également du plaisir ressenti en réalisant l’activité proposée.

Une formation optimale nécessite donc d’alterner, de façon répétée, l’apprentissage pur et les activités pédagogiques et pourquoi pas tenter la pédagogie inversée.

Le retour d’expérience : « C’est en se trompant qu’on apprend ! ». Oui, l’erreur est aussi de l’apprentissage. Le cerveau fabrique des modèles mentaux constitués d’hypothèses. L’homme apprend en validant les hypothèses justes et en oubliant les fausses. Dans ce processus, l’erreur est inévitable, mais surtout indispensable pour apprendre. Ainsi, au lieu de réprimer l’erreur, je préfère inviter l’apprenant à la dépasser. L’auto-formation permet à chacun de se tromper et de recommencer un exercice autant de fois que nécessaire pour bien ancrer ses connaissances.

La consolidation des acquis : la consolidation permet de clôturer un cycle d’apprentissage. Elle est capitale pour permettre à notre cerv

eau de stocker à long terme certaines informations et compétences. Et pour aider l’apprenant à gérer son stress lors d’une validation, je trouve intéressant de le préparer en s’appuyant sur des jeux de mémorisation et d’association pour mettre en pratique les connaissances et sur des exercices pour mettre en application les compétences sur le terrain. Je suis convaincu qu'il n'y a qu'une façon de parfaire son apprentissage, c'est par l'action. Le sens de la vie c'est apprendre toujours, apprendre et transmettre parce que transmettre c'est donner, donner c'est aider, aider c'est avancer, avancer c'est grandir.

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